Je parfume d’encens l’étrange parchemin,

Par la fièvre nourrie d’une sève immortelle, 

Puisque l’éternité, Aussi longue soit-elle,

Peut tenir en entier dans le creux d’une main… 

 

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La couleur du silence……

 dans Poésie clip_image002

 

 

Je cherche quelque part la couleur du silence,

Serait-t-il salvateur ou peut être trompeur,

Est t-il celui qui tranche ou bien l’élan du cœur,

Je cherche obstinément à lui donner un sens…

 

Du silence coupable à celui qui avoue,

De celui qui suppose à celui du menteur,

Dun je m’en vais tristesse, au je t’aime bonheur,

Du mépris à l’amour le silence est partout…

 

Dans le front du rieur ou le sel de nos larmes,

Dans la soif de vengeance  avant  les mots haineux,

Et dans ceux que l’on jette au front des orgueilleux,

Dans l’écho des douleurs ou celui qui désarme,

 

Du mépris à l’amour le silence est partout…

Il coupe  la parole aux bouches qui s’épanchent,

Et dépose son or en prenant sa revanche,

Parce que quoi qu’on en dise, le silence est partout…

 

Sur les ailes d’un ange ou sur le front du diable,

Quand le couperet tombe sur la voix du  Hérault,

Il est notre complice ou bien notre bourreau,

Et souvent douloureux autant que charitable…

 

Au milieu des tourments qui jonchent ma conscience,

Serait-t-il salvateur ou peut être trompeur,

Est t-il celui qui tranche ou bien l’élan du cœur,

Je cherche obstinément à lui donner un sens…

 

Je cherche quelque part la couleur du silence,

Jetant sur mon  chemin quelques sombres errances,

Aurait-il à mes yeux la couleur de l’absence,

Emportant dans les tiens un peu de mes souffrances… ?

 

———–

Martine 

 

clip_image004 dans Poésie

 

Les mots que j’aime….

 

 Les mots que j’aime sont ceux que j’entends d’abord chanter et vivre  au fond de moi…

non, plus que ça encore,

Ceux que j’entends monter et composer,

 je les écoute ces mots que j’aime, vivre là, au creux de moi, puis doucement, lentement je les laisse remonter, alors, c’est comme si je me mettais à respirer à voix haute,

Respirer à voix haute pour m’entendre dire et restituer le monde qu’ils m’auront soufflé.

Les mots que j’aime chantent et composent avec la tessiture des sentiments,

Alors, le rêve en portée, je solfège sur eux,

Sur la musique d’une émotion…

 Sur la note bleue d’un silence

 

Entretien avec un Ange ….

 

Depuis que j’ai commencé à écrire

 (il y a d’ailleurs tant d’années que je ne saurais même plus les compter) 

Un ange m’accompagne, et parce que c’est difficile de rester centré sur son écriture, de lui donner la consistance voulue.

Et parce que parfois on passe à coté.

Mon ange me lit, me rature, me corrige,

Il veut que mon écriture gratte au plus vrai des douleurs…

 Il m’exige entière à ce que j’écris,

Il ne souffre pas « l’à peu prés » …

« Au plus vrai » pour lui c’est là, …

Juste là, entre la chair et l’os

Avec  lui, L’affûtage de ma plume est et ne sera jamais que dans l’écorchure,

Je racle et j’affûte, juste là,

A la blessure du mot

Et je crois qu’il ne me voudrait jamais ailleurs que là…

Juste Là,

Entre la chair et l’os.

 Parce que si c’est là que ça fait le plus mal…

C’est aussi là que l’on est le plus vrai…

A la fêlure de nos émotions…

Sang pour sang et chair contre chair,

Oui, c’est encore là que l’on est le plus vrai et le plus soi

—–

Entretien avec un Ange ….

 

Je parle à un ange, et je lui parle du rien

 Puisque c’est toujours de ça dont il s’agit.

Et ce rien, c’est le seul  lien qui nous relie lui et moi

. Si l’écriture devait avoir un espace, un lieu à elle, rien qu’à elle, je crois que ce ne serait une île.
Une île blanche aux volets bleus.

Une île où les malheureux de tout bord viendraient s’échouer le temps de re goûter à la sève  d’un regard à peupler d’horizons nouveaux,

Une île où les malheureux de tout bord viendraient s’échouer le temps de croire encore à une main qui dessine les rêves qu’ils feront demain.

. Si l’écriture devait avoir une âme elle prendrait celle d’un ange et laisserait ainsi sa plume  aller aux ailes qui la porte …

Un ange oui j’en ai un,

 

Un ange, gardien de tous mes secrets

Souvent il vient et me demande

 

« Où t’enfuis-tu ? »

 

« Droit devant,

je vais droit devant. »

Devant n’est qu’une illusion. Devant n’existe pas. Il n’y a que l’ailleurs qui existe.

Et l’ailleurs c’est l’exil. Une géographie déboussolée. La fuite en avant C’est le lieu de l’écriture. Un lieu démembré. Traversé d’un temps à rebours. Incertain. L’ailleurs se définit par sa résistance à l’ici. Et par le départ, et par la débâcle qui s’en suit. Il faut se presser de se mettre en route, sinon on ne part jamais. Devant n’existe pas. Nulle part est ton pays…là, droit devant.

Oui mon Ange,

Nulle part est mon pays.

 Où je m’enfuis, vers quoi je vais… ?

Je l’ignore,

 Je sais une île blanche aux volets bleus,

 Je sais tes ailes qui me portent

Je te sais toi, mon Ange

Mais après,

Je ne sais rien….

—–images21.jpg

Serais tu de ceux là…

Serais tu de ceux là …..

 

 

Serais tu de ceux là qui disent je m’oppose

Et quelqu’en soit le prix, et quelque soit la cause,

Je refuse haut et fort le joug qu’on me propose

Serais tu de ceux là, qui défendent et qui osent.

Serais tu de ceux là, envers et contre tous

Qui combattent sans haine mais luttent malgré tout

Sans jamais perdre pied ni tomber à genoux,

Serais tu de ceux là, qui font face debout.

Serais tu de ceux là qui ont vu leur honneur

Entaché de la boue de mots vils et menteurs

Qui  attisent la haine et malmènent les cœurs,

Serais tu de ceux là qui en sortent vainqueurs.

Serais tu de ceux là qui ouvrent le chemin

Sans obliger personne à te prendre la main

Mais en laissant la voix accomplir son destin,

Serais tu de ceux là, qui ne forcent en rien.

Serais tu de ceux là qui  consolent les peines

Sans tomber dans l’écueil de refermer tes chaînes

Emprisonnant le cœur que des amours malmènent,

Serais tu de ceux là, qui écoutent et comprennent.

Serais tu de ceux là  que la passion habite

Mais sans perdre de vue que l’amour se mérite

Qui savent recevoir sans franchir les limites,

Serais tu de ceux là, qui jamais ne profitent.

If…

Si tu es de ceux là …

.

Qui donne de leur sang pour aller au combat

Qui savent parler fort et comprendre tout bas

Alors,

Dans le cœur et les yeux qui mènent à l’infini,

Si tu es de ceux là,  ton règne se construit

 

Martine

 



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